Nature, culture, humain
- 14 juin
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Coquelicontes
C’était un festival magnifique auquel j’ai eu la chance de participer.

- 2 semaines pour partager chaque jour des spectacles (13 représentations au total) avec du public allant de la petite enfance au grand âge en passant par les scolaires qui se démènent pour ne pas siester malgré la canicule, les adultes qui ont préféré entendre des histoires plutôt que d’aller voir le match. Ce fut des mains tendues pour les tout-petits aux croûtes de lait, des mains fermement serrées sur les miennes et des mercis chuchotés à la maison de retraite, des sourires complices dans les silences, des mots dont on ne sait que faire du genre « vous êtes extraordinaire », des quartiers de pomme épluchée apportée par une petite, et le cadeau de savoir qu’après le spectacle, une maman et ses filles sont allées s’acheter une ombrelle dans un vide-grenier pour faire « comme dans le spectacle mais à la maison ».

- 2 semaines aussi pour faire de la route à travers la Creuse embarquée dans les voitures de la bibliothèque départementale de la Creuse et ses complices du jour qui font le taxi, la régie, la conversation, le lien avec l’accueillant du jour, et qui ont même été jusqu’à plier du linge qu’il fallait étendre au soleil entre 2 représentations… Merci à Viviane, Béatrice, Stéphanie (x2), Sophie, Agnès, David et Baptiste, (précieux stagiaire officiellement expert en roulage de câble) !
Merci bien sûr, mille mercis à Céline Perrone de m’avoir repérée l’an dernier au Festival de Théâtre à Seilhac, en Corrèze et de m’avoir fait pleine confiance. Merci à Catherine Gaillard d’avoir fait confiance à Céline ! Vous êtes des mères pour nous, on se sent bien dans ce cocon que vous tissez et c’est bien grâce à ça qu’on peut déployer nos ailes.
Merci bien sûr à toutes les associations, les bibliothèques, les crèches, les RPE, les EHPAD, les mairies qui ont choisi mes spectacles et m’ont accueillie aux petits oignons (j’ai même eu droit à un lit d’infirmerie pour faire la sieste!). Jouer un même spectacle dans autant de lieux différents (ici en balade contée autour d’un étang, là dans une église désacralisée), c’est l’assurance de le réinventer chaque fois.

- 2 semaines de vie de festival à l’hôtel c’est aussi le luxe de se faire pomponner, le risque de prendre 4 kilos, la joie de serrer dans les bras le personnel qui devient une famille, de faire des soirées papotage lors des dîners avec les conteurs et conteuses invité.e.s également sur le festival et avec qui on s’étonne de nos façons de faire si différentes (ce qui fait la beauté de notre métier) et avec qui on se livre tout entier le temps d’une soirée, comme si on s’était toujours connu.
- 2 jours off dans tout ça, c’est la joie de jouer la touriste pour goûter à la quiétude d’un dimanche matin ensoleillé à Brive-la-Gaillarde, de traverser à la nage les eaux de la Creuse et de passer des heures à contempler les tapisseries d’Aubusson. Et lorsqu’il y eut des heures creuses sur les jours in, c’était pour découvrir l’univers conté des collègues conteuses et conteurs ! Bravo à Fred, Arleen, Catherine, Nicolas, Arnaud, Arleen, Bérengère et Didier, et une pensée pour Vi, Victor et Aurélie dont les lieux et horaires étaient incompatibles avec les miens. Et si le nouvel adage c’était : « travailler plus pour être plus en vacances » ?

Coquelicontes, c’était le point final de tout ce que je préparais, qu’il s’agisse d’artistique, de communication, de logistique depuis 5 mois. Ça en valait la peine. C’était aussi fort que je pouvais l’imaginer. Désormais m’attendent d’autres contrées, plus sereines, à moins que… ? C’est pas dit si on en croit ce mois de juin !
Cécile Demaison
Ci-dessous, la clôture du Festival se tissait entre les contes de Bérengère Charbonnier, Fred Pougeard et moi-même.























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